B.B.C.
Le Myosotis des Marches de l'Est
Dans un peu plus de trois semaines, une vingtaine de FF se retrouveront devant le Tribunal de la GLNF.
Ils sont presque tous poursuivis pour délit de prise de parole, tout à la fois le crime le plus grave et le plus honteux qu’un Maçon puisse commettre et l’essence même de l’expression maçonnique.
Entre le crime et l’ordinaire, on sait déjà quelle sera la position de ce Tribunal d’exception, pour l’avoir déjà vu à l’œuvre. Au-delà de l’évidence, leur condamnation est normale, et salutaire pour le Guide Spirituel. Primo saignare deinde purgare….
Au-delà de la tarte à la crème habituelle du « comportement contraire à l’éthique maçonnique », ils ont en effet commis un forfait bien plus odieux : ils ont laissé entendre que l’on pouvait questionner le Guide Spirituel. Or, poser une question, c’est douter, douter, c’est remettre en cause. Et dans un système pyramidal à l’extrême, oligarchique et quasi-despotique, le doute est banni car il ne peut être question pour ses dirigeants qui se maintiennent au pouvoir non par réel talent, mais par un contrôle absolu et vindicatif des membres (« si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes contre moi ») d’accepter la moindre critique, la moindre remise en question, car il y va de leur survie à leur poste.
Comme beaucoup, j’ai longtemps cru que si François STIFANI avait été un bon politique, il aurait dès le 4 décembre donné droit au Manifeste de FMR, selon les techniques classiques qui consistent à intégrer ses adversaires pour mieux les marginaliser, ou encore à créer des commissions pour noyer les problèmes…
Indépendamment de son caractère velléitaire, il était dans l’incapacité de mettre en œuvre cette solution, car elle consistait à reconnaître, même partiellement la faillite…de son infaillibilité. Pour autant, il peut aujourd’hui reprendre à son compte les mêmes propositions, puisqu’il en sera rapidement et au mépris de toute vérité, devenu le principal instigateur.
Il sera également redevenu le « pacificateur » de la GLNF, puisqu’il en aura extirpé les éléments les plus violents. Cette notion de « violence » qui revient régulièrement dans ses anathèmes contre FMR et les Myosotis est, de son point de vue, légitime et cohérente, puisque ceux qui se sont levés contre lui sont sortis de la norme et du système policé (ou policier) qu’il a mis en place, quand ils ne souhaitaient que lui opposer sa propre violence dans la gestion calamiteuse qu’il a faite de la GLNF.
Dès lors aucun dialogue n’est possible, l’un n’agissant que pour être et paraître, les autres pour faire et refonder. L’un ne promet que des changements de forme (et l’on connait la valeur de ses promesses), les autres travaillent au retour de la Régularité.
Je connais certains de ces hommes, et il me plait quelquefois de les comparer aux Sept Samouraïs, héros du chef-d’œuvre de Kurosawa. Quand les samouraïs engageaient leurs vies au nom de principes supérieurs, nos FF ont mis dans la balance vingt ans ou plus d’engagement maçonnique pour ramener notre Obédience à la Tradition qu’elle n’aurait jamais dû abandonner.
Les uns et les autres pratiquent la Voie.
A la fin de la bataille, quatre samouraïs étaient morts, mais le village était sauvé.
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