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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 23:55

Mes très chers frères,

 

Je vais tenter de distinguer clairement Ordre et obédience, car cela fait des années que l'on mélange tout à ce sujet. D'ailleurs c'est très largement antérieur à l'arrivée de notre Grand Maître actuel.

 

En gros et pour faire simple, l'obédience est une structure administrative, de nature profane et contingente : pour ce qui nous intéresse, c'est la GLNF, née en 1913 et nécessairement vouée à disparaître un jour sous la forme que nous lui connaissons. L'Ordre, à l'inverse, relève du sacré et de l'absolu : la Maçonnerie existait bien avant la GLNF, et pour cause, parce que les Ordres Initiatiques dont personne ne pourrait donner une date de création transmettent le même message sous des formes différentes depuis « des temps immémoriaux ».

 

L'obédience assure une gestion profane, s'occupe du matériel, et l'Ordre est détaché de tout cela. Comme le dit un éminent frère d’une autre Province : l'obédience fournit l'électricité, l'Ordre fournit la Lumière !

 

Maintenant qu'en est-il du ou des "Chefs de l'Ordre" dont on nous rebat les oreilles ? Les seuls chefs de l'Ordre sont les Vénérables Maîtres (Cf. les rituels d'installation) qui ont seuls le pouvoir d'initier et de transmettre, ce qui n'est pas le cas d'un GM d'obédience, encore qu'il ait le pouvoir de faire un Maçon à vue. D'ailleurs, lors des tenues de Grande Loge Provinciale, on n'initie pas, pas plus que dans les tenues de Grande Loge. Ce n’est pas elle non plus qui décide qui doit être VM ou qui doit être initié. Or, en la matière, les Loges sont souveraines et c'est juste qu'il en soit ainsi. Ce qui relève de l'Ordre se fait dans les Loges et uniquement dans les Loges, dans lesquelles l'obédience n'a strictement aucun pouvoir de nature initiatique et spirituelle.

 

(Les passages entre guillemets sont de M. LEPAGE)  L’Ordre c’est « la Franc-maçonnerie traditionnelle et initiatique ». Elle « n’a pas d’origine historiquement connue », elle date des « temps immémoriaux » à l’inverse des organisations maçonniques des obédiences dont nous savons ou pouvons connaître la naissance et le développement. L’Ordre est « universel, d’essence inconnaissable et absolue », les diverses obédiences, dont la nôtre, n’étant que les formes transitoires d’une vérité qui les dépasse.

 

Dans son essence l’Ordre est métaphysique alors que dans sa manifestation, l’obédience, il est traditionnel. Bien que ce ne soit pas du tout notre cas, il peut y avoir des Loges sans obédiences, alors qu’il ne peut y avoir d’obédience sans Loges !

 

Conclusion à laquelle je voulais arriver : on peut tout à fait contester ce qui se fait dans l'obédience sans porter le moins du monde atteinte à l'Ordre et à nos serments !

 

Par voie de conséquence : Osons !

Par Anaxagore
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Commentaires

Que pensez-vous de ce texte de FENELON dans TELEMAQUE ? Il traîne sur le net depuis quelques semaines. N'est-il pas merveilleusement adapté à la situation actuelle ?
« Souvenez-vous, ô Télémaque, qu'il y a deux choses pernicieuses, dans le gouvernement des peuples, aux quelles on apporte presque jamais aucun remède : la Première est une Autorité Injuste et trop Violente dans les Rois, la Seconde est le Luxe qui Corrompt les Moeurs.
Quand les Rois s'accoutument à ne connaître plus d'Autres Lois que leur Volonté Absolue, et qu'ils ne mettent plus de frein à leur passion, ils peuvent Tout : mais à force de tout pouvoir, ils sapent les fondements de leur puissance, ils n'ont plus de règles certaines ni de maximes de gouvernement. Chacun les flatte à l'envie, ils n'ont plus de Peuple : il ne leur reste que des Esclaves. Qui leur dira la Vérité ? Qui donnera des bornes à ce torrent ? Tout cède, les Sages s'enfuient, se cachent et gémissent. Il n'y a qu'une Révolution - soudaine et violente - qui puisse ramener dans son cours cette puissance débordée : souvent, même, le coup qui pourrait la modérer l'abat sans ressource. Rien ne menace tant d'une chute qu'une autorité que l'on pousse trop loin : elle est comme un arc trop tendu, qui se rompt tout à coup.
L'Autre Mal, presque incurable, est le Luxe. Comme la trop grande autorité empoisonne les Rois, le Luxe empoisonne toute une Nation. L'on dit que ce luxe sert à nourrir les Pauvres aux dépends des Riches : comme si les Pauvres ne pouvaient pas gagner leur vie plus utilement, sans amollir les Riches par des raffinements. Toute une Nation s'accoutume à regarder comme les Nécessités de la Vie les Choses les Plus Superflues : ce sont tous les jours de nouvelles nécessités que l'on s'invente.»
Fraternellement à vous tous. Longue vie à ce blog !
Commentaire n°1 posté par Etoile du Matin le 10/01/2010 à 11h14
On lit sur les blogs des tissus d'inepties et de contre vérités mais démocratie oblige, il faut endurer. les chiens aboient la caravane passe. Zaobnikaj
Commentaire n°2 posté par zaobnikaj le 10/01/2010 à 17h12
Autre question connexe pourrait être celle ci:

QUI DÉTIENT L’AUTHENTIQUE POUVOIR
EN FRANC-MAçONNERIE?

Comme vous le savez tous, la forme moderne de la Franc-Maçonnerie est née au XVIIème siècle en Angleterre, quelques frères de quatre Loges londoniennes ayant eu l’idée de se fédérer pour mettre en commun leurs moyens et faire grandir leur rayonnement géographique et tenter de mettre une fin salutaire à l’intolérance consécutive aux véritables guerres de religions que connaissait le royaume d’Angleterre.
De cette «fédération de loges» devait naître quelques années plus tard la notion d’Obédience qui se mit alors à «régenter» la vie des Loges.
Comme on le voit sans Loges il n’y a pas d’Obédience.
Celle-ci est une «construction» montée de toute pièce par des FF qui allaient bien évidement s’inspirer des «règles» de fonctionnement de la Loge, sans jamais avoir cependant le «pouvoir d’initier» des profanes, car ceci a été, est et sera immuablement le pouvoir exclusif attaché à la fonction de VM en chaire de la Loge, car il le seul «mandaté» par son investiture à transmettre l’influence spirituelle et ce pour l’avoir lui-même reçue comme dernier maillon provisoire d’une chaîne ininterrompue, provenant d’une origine «non-humaine». La preuve en est que le GM, qui détient un privilège que l’Obédience lui a octroyé pour des raisons de pure «politique opportuniste», quand il doit faire d’un profane «un maçon à vue», se doit de réunir des FF pour constituer pour cette opération une loge en quelque sorte momentanée et provisoire.
Comme vous le savez tous aussi, en loge seuls les MM votent et quand à la désignation du futur VM de la loge il est proposé par ce qu’il est convenu d’appeler le Collège des Anciens comprenant les passés VM et éventuellement des FF d’expérience de la loge ayant occupé des fonctions ou ayant rendu des services éminents à la loge. L’Obédience a fait de même en créant cette structure appelée le Souverain Grand Comité chargé avant tout d’élire le GM; le pseudo vote des Loges en Assemblée Générale annuelle n’étant qu’un «enregistrement» de la décision du SGC, sans valeur autre que celle de pouvoir «justifier» d’une légitimité qui se voudrait démocratique.
Nous remarquons donc que la Grande Loge ne peut pas être la copie parfaitement conforme de la Loge, puisqu’elle ne peut exercer les mêmes prérogatives dévolues à cette dernière, ce qui n’a rien que de normal et de plus il ne peut en être autrement, puisque la Grande Loge ne se rattache à aucune source autre que celle qu’elle s’est donnée, c’est-à-dire une source uniquement «humaine».
La fonction légitime de la Grande Loge est celle de gérer administrativement cette fédération des loges, afin d’en assurer une égalité de traitement, nous pourrions dire que son rôle pourrait être comparable à une sorte de «concession d’outillage public» ou le concédant et le bénéficiaire seraient tous les FF qui par leur adhésion aux principes maçonniques seraient en quelque sorte les dépositaires et représentants de l’Ordre Maçonnique. Pour ce faire elle va devoir user de moyens financiers et c’est l’origine de la patente, comme contribution financière, en vue de délivrer une charte aux loges. C’est à partir de ce «moment» que les travaux en Loge seront ouverts, toujours bien sûr à la Gloire du GADL’U et au Nom de la FM Universelle (qui est l’Ordre), mais désormais «sous les auspices de la Grande Loge», c’est-à-dire sous sa protection et appui, rôles que confère bien le devoir d’administration.
Peut être ce mot «d’auspices» a-t-il été mal choisi, car étymologiquement il a valeur de «présage» introduisant une notion de devenir et surtout il se rattache à celui qui dans l’antiquité observait et rendait l’augure, «l’auspex» véritable fonction de «prêtrise». De là à gratifier le GM de cette fonction, il n’y a qu’un pas, ou plutôt un «faux pas», car on en arrive à des énonciations aussi dithyrambiques et non fondées qui font dire par exemple au Grand Orateur : «Ainsi, le Grand Maître, ultime trait d’union entre les hommes et Ce qui les dépasse, ultime trait d’union entre les hommes et Dieu, Grand Architecte de l’Univers, est il à la fois la plus haute autorité de l’obédience et le plus fidèle serviteur de la Tradition.»
Bien évidemment le GM ne peut être «l’ultime trait d’union entre les hommes et Dieu» puisqu’il n’a reçu aucun «mandat du Ciel» pour employer la terminologie de la Tradition chinoise, même pas mandat de tous les FF, mais seulement du SGC. Qu’il soit «la plus haute autorité de l’Obédience» (nous l’écrivons nous avec une majuscule), cela ne fait aucun doute, quand à être le «fidèle serviteur de la Tradition» il faudrait qu’il en donna des preuves.
Cette lente dérive d’abord sémantique, puis accompagnée d’un décorum et de cérémonials directement inspirés des fastes protocolaires de la royauté dont les anglais sont si friands, engoncés dans des tabliers et cordons, ceint de colliers, affublés de manchettes et encore de médailles et bijoux de plus en plus élaborés, le tout riche de broderies à fil d’or, aux prix d’ailleurs inestimables, vont nourrir et flatter les «égo». Rajouter à cela le pouvoir de nomination et de révocation des GMP tel le suzerain envers ses vassaux, puis la distribution de prébendes que représentent la nomination au SGC, (source du pouvoir) à ceux qui font office sinon de courtisans, du moins d’une réelle allégeance à toute épreuve, tout cela donc finira par aboutir à la négation même de ce qu’est réellement la Franc-Maçonnerie, une école ou justement l’effacement de l’égo est un des premiers critères de la réalisation spirituelle propre à toute organisation initiatique authentique qui n’a que faire des «pompes et des oeuvres».
Ajouter à cela la «fraternisation» avec des potentats africains qui exploitent sans vergogne leurs populations et les affament, tout comme ils tiennent sous leur joug «leurs» Grandes Loges Nationales, l’on aura une panoplie complète de ce qui ne manquera pas de faire «tourner» la tête à celui qui aura la faiblesse d’y succomber et qui pour finir se croira, comble de l’illusion, directement «inspiré» par Dieu.
Cela serait seulement ridicule si ce n’était pas pitoyable, aussi vaut-il mieux le plaindre que l’accabler.

Oremus, prions.

Fr Dom Chiaramonti Boanerges
Chartreuse de Sylve Bénite
En ce Mercredi 13 Janvier fête de la Saint Hilaire de Poitiers.
Commentaire n°3 posté par jean le 13/01/2010 à 18h47
Extrait d’un article publié sur le site « Non nobis », site que je ne saurais trop recommander :

Il est bon, pour revenir au sujet qui nous attriste, de rappeler que notre GLNF n'est aucunement un Ordre, mais une Obédience, avec en plus une erreur sur sa désignation.

En effet, on oublie trop souvent que :

1 - Un Grand Orient est une fédération de Loges qui pratiquent des rites initiatiques différents
2 - Une Grande Loge est une fédération de Loges qui pratiquent un seul rituel initiatique.

Selon ces principes seuls le Grand Orient de France et la Grande Loge de France portent des noms corrects, la GLNF devrait se nommer "Grand Orient National Français", mais c'est un autre débat.

Par contre, nos trois derniers Guides ont rêvé de faire évoluer la GLNF du statut d'Obédience à celui d'Ordre, mais là réside l'erreur et la volonté de falsification.

Un Ordre est rattaché à la Tradition Initiatique, tout vient d'en haut et le mouvement est descendant. Et quand on dit d'en haut, c'est d'en haut, pas du 3ème étage!

Une Obédience n'existe que par la volonté des Loges la constituant de mettre en commun leurs moyens financiers et logistiques. Alors tout vient des Loges et elles seules peuvent décider, le mouvement est ascendant!
Commentaire n°4 posté par Tubalcain le 24/01/2010 à 10h49
Je suis tout à fait d'accord avec toi mais tu remarqueras que le raisonnement très sage que tu tiens peut nous conduire très loin.
En effet si l'Ordre est d'essence, métaphysique et universelle, totalement détachée des obédiences qui sont des organes administratifs, alors ne devons nous pas en conclure que l'Ordre s'étend à tous les franc-maçons de toutes les obédiences maçonniques, régulières, traditionnelles et libérales. Car au fond les points de discordes, comme d'avoir retiré les allusions au GADLU pour le GODF, ou d'accepter d'initié des athés comme à la GLDF, ou encore des femmes comme au Droit Humains, ou pour finir de parler de sujets politiques ou religieux en loge comme au GODF ou au Droits Humains ne sont le fait que de décisions des obédiences concernées. Par conséquent celles-ci ne peuvent interférer sur l'Ordre qui comme tu le dis toi-même est totalement détaché des obédiences. L'obédience c'est ce qui gère une population ou peuple de franç-maçons. La définition de peuple, en droit constitutionnel, est celle-ci : un ensemble de personnes unies par une volonté commune de vivre ensemble. Les frères du GODF veulent vivre ensemble car ils veulent ensemble parler de sujets d'actualité, politique, religieux, vivre la franc maçonnerie dans un environnement laique, ceux de la GLDF se sont rassemblées parce qu'ensemble ils veulent vivre la franc maçonnerie traditionnelle, travailler aux trois grandes lumières, mais tout en demeurant dans un atmosphère laique, tandis qu'a la GLNF on a voulut vivre la franc-maçonnerie traditionnelle telle qu'elle se pratique à la GLUA. Mais l'Ordre lui s'apparente plus à la Nation. Comme l'Ordre, la Nation est d'essence, métaphysique, abstraite. La Nation a aussi un caractère universelle. Ainsi on peut dire qu'est français n'ont pas seulement ceux qui ont la nationalité française, mais aussi ceux qui adhérent aux grands principes qui fondent l'identité national de la France : Liberté, Egalité, Fraternité, droit de l'homme, citoyenneté, universalité, souveraineté du peuple, démocratie, République. La Nation c'est tous ce qui va unir un groupe de personne entre eux : la langue, la culture, l'histoire commune, la volonté commune, les intérets communs dit nationaux. Seul les vivants font partis du peuple. Mais la nation comprend les morts, les vivants et ceux qui ne sont pas encore nées. On ne peut pas nier notre histoire commune avec les frêres du GODF, ceux de la GLDF, des Droits Humains, etc..., à la seconde guerre mondiale, les nazies et le régime de Vichy ont traqués tous les franc-maçons de toutes les obédiences, régulières, traditionnelles et libérales, nous partageons des valeurs communes pour la démocratie, les droits de l'homme, les libertés, l'égalité entre les citoyens, nous partageons des rites, des traditions et coutumes communes, des secrets communs. En différenciant de manière si intelligente l'obédience et l'ordre tu viens de poser le problème des conflits entre les obédiences qui déchirent le monde maçonnique. Ces conflits sont le résultat du fait que nous avons pendant trop longtemps laissé nos obédiences prendre le dessus sur l'ordre. Car tu en conviendra que le fait que les obédiences entre elles se reconnaissent comme maçonnique et vont refuser cette dignité à d'autres est bien le fait de décisions obédencielles émanant d'un organe que tu qualifies avec raison d'administratif, appartenant plus au monde profane que maçonnique. Et comme tu le dis aussi ont peut ainsi défier les décisions de notre obédience si celle-ci paraissent injustent et contraires aux principes de l'Ordre maçonnique, car nous ne devons être soumis qu'a ce dernier. D'accord ! Mais jusqu'où pourrons nous aller pour suivre ton sage conseil ? Est-ce que le conflit qui actuellement traverse notre obédience nous conduiras uniquement à mater notre GM et à le remettre à sa place ou est- ce que nous seront prêt à aller jusqu'à franchir l'interdit obédencielle qui nous est faites de franchir les portes des temples des obédiences voisines?

A l'image des bretons qui souhaitent la réunification de Loire-Atlantique à la Bretagne, sachons en nous fondant sur cette distinction entre les obédiences et l'Ordre maçonnique opérer la réunification de l'ensemble du monde maçonnique, sachons faire le rassemblement de tous les francs-maçons, qu'ils soient régulier, traditionnel ou libéral, en une seule nation : l'Ordre maçonnique. Qu'ainsi la franc-maçonnique puisse enfin être ce qu'elle aurait toujours du être : une nation d'homme libre et indépendant qui selon leurs aspirations personnelles choisissent de vivre l'aventure maçonnique dans telle ou telle obédience, mais qui au-delà de leurs différences savent s'adresser à leurs autres frères des autres obédiences dans une parfaite tolérance et une totale fraternité, en n'oubliant jamais que les points communs entre francs-maçons seront toujours plus nombreux que les points de discorde. Car un franc-maçon, qu'il soit régulier, traditionnel ou libéral, c'est d'abord une personne habité d'un amour ardent pour la liberté et armés d'une indestructible foi en l'humanité, qui ne peut voir les autres qu'avec deux regards, la tolérance et la fraternité, qui ne peut se sentir heureux que là où les droits de l'homme sont reconnut et affirmés, qui ne peut se sentir chez lui que là où la démocratie règne en souveraine absolu. En revanche, un franc-maçon ne pourra toujours qu'éprouver un profond dégoût pour l'autoritarisme, n'en déplaise à notre GM,la barbarie, le racisme, les moqueries, l'orgueil, la pensée unique et les préjugés.

Pour conclure, cette citation me vient à l'esprit : "Les hommes (Les francs-maçons) ne sont pas distingués essentiellement par la différence des langues (des obédiences qu'ils ont rejoints) qu'ils parlent, des habits qu'ils portent (des tabliers qu'ils portent), ni des coins (des courants maçonniques) de cette fourmilière qu'ils occupent (qu'ils adhérent). Le monde entier (Le monde maçonnique) n'est qu'une grande république (n'est qu'un grand Ordre), dont chaque nation (chaque obédience) est une famille, et chaque particulier (chaque franc-maçon) un enfant".
Commentaire n°5 posté par Christophe Thaler le 27/01/2010 à 03h17
Bonjour à tous,

Juste quelques mots sur les quelques notions qui ont été abordées...

1°/ La "régularité" à la sauce GLUA dont on nous rebat les oreilles est une notion récente puis que née... en 1929 pour des raisons de politique obédientielle et d’hégémonie britannique. Cette notion fait référence à la Déclaration du 4 septembre 1929 par la Grande Loge Unie d'Angleterre en vue de la reconnaissance des Grandes Loges. Ce document, intitulé "Basic Principles for Grand Lodge Recognition" fut confirmé en 1938.

Le point n° 8 de ces « Basic Principles » est intéressant :
« Une Grande Loge régulière doit avoir été fondée (…) par au moins trois loges régulièrement consacrées par une Grande Loge ».
La GLNF (à l’époque Grande Loge Nationale Indépendante pour la France et les Colonies) ayant été fondée par deux Loges – et non trois - est donc irrégulière de naissance !

Mais finalement de quelle « régularité » parle-t-on ? La régularité d’origine ? La GLNF ne l’est pas… La régularité initiatique ? Seules les Loges la détiennent ? La régularité historique ? Là, il faudrait regarder du côté du GODF…

« Vaste problème » comme disait un certain Général…

2°/ Par abus de langage, le distinguo est fait entre la Maçonnerie « régulière » - nous - et la Maçonnerie « irrégulière » - tous les autres. « Régulier » signifiant « qui suit la Règle » (sous-entendu des « 8 principes de base pour une reconnaissance » et non des Landmarks comme on le dit bien souvent) indique la reconnaissance par la GLUA des Grandes Loges « régulières » et pas autre chose. Les « autres » sont « non régulières » : je préfèrerais presque le terme de « séculières » ce qui induirait bien moins d’ostracisme de notre part, surtout si l’on se réfère à nos rituels : « Etes-vous maçon ? Mes FF me reconnaissent comme tel ». Là est la vraie reconnaissance initiatique…

Le problème des « préfets » successifs de la GLNF, depuis Cl. Charb. – dont c’était le métier – est d’avoir sacrifié la Règle initiatique au règlement profane et à la Loi de 1901… Au fait, quelle était leurs obédiences d’origine ?...

« Sic transit gloria mundi » comme on dit au RER…
Commentaire n°6 posté par Salilus le 09/02/2010 à 23h48
La réponse officielle de la GLNF sur cette question de Grande Loge créée avec deux Loges et non pas trois, est que cette règle des trois Loges n'existait pas encore lorqu'elle a été fondée (1913).
Réponse de Anaxagore le 10/02/2010 à 00h52
Cette remarque est tout à fait juste, mon TCF Anaxagore : je ne l'ignorais bien sûr pas... Le TRF Alec Mellor ne se prive pas de le rappeler dans son "Histoire de la Franc-Maçonnerie régulière"...

Mais il faut bien être un peu coquin de temps en temps ;-)
Commentaire n°7 posté par Salilus le 10/02/2010 à 01h33
 
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